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Saros sur PS5 : le nouveau Housemarque débarque le 30 avril, on fait le point

Lucas Morel·
Saros sur PS5 : le nouveau Housemarque débarque le 30 avril, on fait le point

12 jours. C'est ce qu'il reste avant que Saros ne débarque sur PS5, et on a maintenant l'essentiel des infos grâce au dernier PlayStation Blog du 16 avril. Nouveau bébé de Housemarque (les papas de Returnal), le jeu s'annonce comme un bullet hell sauce sci-fi dans la même famille que son grand frère, mais avec un système de progression bien moins punitif. Spoiler : si tu as aimé galérer sur Atropos, tu vas te sentir comme à la maison sur Carcosa.

C'est quoi Saros, exactement ?

Saros est un action-RPG roguelite en vue à la troisième personne, exclusivité PS5, développé par Housemarque. Le studio finlandais a passé quatre ans à peaufiner sa recette post-Returnal, et ça se sent. On incarne Arjun Devraj, un soldat envoyé sur une planète hostile appelée Carcosa, plongée dans une éclipse permanente.

Concrètement, on alterne entre combats nerveux, esquive de projectiles par vagues, et exploration de zones qui se reconfigurent à chaque mort. C'est du shoot dynamique, avec une caméra un peu plus cinématographique que Returnal, et un sens du rythme qui pioche aussi du côté de Hades.

La direction artistique tape dans le sci-fi cosmique cauchemardesque. Carcosa, pour les amateurs de Lovecraft, c'est une référence directe au mythe du Roi en jaune. Housemarque n'a pas choisi ce nom au hasard, et le studio parle lui-même d'une ambiance "à la The Thing" avec une paranoïa qui monte doucement au fil des runs.

Qui est Arjun Devraj, le héros de Saros ?

Arjun Devraj n'est pas un soldat lambda. C'est un Soltari Enforcer, membre de la brigade Echelon IV, envoyé par la mégacorpo Soltari pour enquêter sur la disparition d'une femme nommée Nitya. La relation entre les deux est floue, et le jeu semble vouloir la dévoiler par petits bouts au fil des cycles.

Côté casting, Housemarque s'est offert Rahul Kohli pour prêter sa voix et son visage au personnage. L'acteur britannique, connu pour ses rôles dans The Haunting of Bly Manor et iZombie, apporte clairement une présence charismatique qu'on voyait peu sur Selene dans Returnal.

Les développeurs ont lâché plusieurs vidéos coulisses ces dernières semaines où ils expliquent l'importance donnée à la narration. Pour rappel, Returnal était bourré d'histoire, mais fallait vraiment chercher entre deux morts pour tout assembler. Là, on sent une volonté de rendre le récit un peu plus frontal.

Comment fonctionne le système "Second Chance" ?

C'est probablement la feature qui va convaincre ceux que Returnal avait dégoûtés. Dans Saros, tu ne perds plus tout à chaque mort. Le système Second Chance te ressuscite automatiquement après ta première mort lors d'un run, et surtout, tu débloques des améliorations permanentes qui restent d'une partie à l'autre.

Housemarque l'a annoncé noir sur blanc : "Après chaque mort, tu feras face à un monde modifié, mais dans Saros, tu pourras choisir et améliorer de façon permanente ton équipement depuis un arsenal évolutif d'armes et de modules de combinaison pour revenir plus fort et surmonter les défis de Carcosa."

Pour les habitués du genre, ça sonne familier : c'est la recette Hades, appliquée à un univers bullet hell. Et c'est exactement ce qu'il manquait à Returnal pour toucher un public plus large. Les runs restent exigeants, mais chaque mort te rapproche de la prochaine victoire au lieu de te renvoyer à la case départ.

Le gameplay en combat tourne autour d'un bouclier Soltari qui absorbe les projectiles ennemis pour remplir une jauge de Power. Une fois pleine, tu peux déclencher une Power Weapon, une arme spéciale qui fait très, très mal. Tiens la mire et tire : l'équipement dévaste les ennemis. Simple, efficace, jouissif.

Qu'est-ce que Saros apporte sur PS5 Pro avec PSSR 2 ?

Là, ça devient intéressant pour ceux qui ont craqué pour la Pro. Housemarque a confirmé que Saros utilise la dernière version de PSSR (sortie en mars 2026), la tech d'upscaling boosté au machine learning de Sony. Résultat : une image que le studio décrit lui-même comme impossible à distinguer d'un vrai 4K natif pendant qu'on parcourt Carcosa.

Concrètement, sur PS5 Pro, la résolution de rendu de base est augmentée avant upscaling, les reflets et la qualité globale bénéficient d'ajustements fins, et le tout tourne à 60 fps constants en gameplay à une résolution supérieure à la PS5 standard.

Par contre, les cinématiques tournent à 30 fps sur les deux consoles. Housemarque assume le choix : le studio préfère pousser la qualité des personnages, de l'éclairage et des effets post-process à fond plutôt que grappiller du framerate. C'est un parti pris qu'on peut discuter, mais cohérent avec leur positionnement "qualité avant quantité".

Pour l'audio, le jeu utilise Tempest 3D AudioTech à fond, avec une spatialisation retravaillée depuis Returnal. Avec un casque compatible 3D Audio, tu entends Carcosa vivre autour de toi, les ennemis te flanquer depuis l'arrière, la bande-son s'étendre dans l'espace. Sur un bullet hell, ce genre de détail fait vraiment la différence pour anticiper les attaques.

DualSense et immersion : ce que Housemarque a prévu

Housemarque continue à être une vitrine parfaite pour la manette de Sony. Sur Saros, la gâchette adaptative L2 a deux niveaux d'activation. Appuie à moitié, tu déclenches le tir alternatif de ton arme principale, par exemple un lance-grenades ou des munitions qui ricochent. Enfonce-la complètement, et tu libères ta Power Weapon chargée par l'éclipse.

Le retour haptique, lui, aurait été développé "spécifiquement" pour servir le worldbuilding. Le studio insiste beaucoup là-dessus dans ses interviews : chaque vibration est censée raconter quelque chose de Carcosa, de l'impact d'un projectile ennemi à la pulsation de l'éclipse au-dessus de ta tête.

Côté SSD, Housemarque exploite la vitesse de chargement de la PS5 pour rendre les respawns quasi instantanés et gérer les transitions d'activation d'éclipse sans temps mort. C'est typiquement ce que promettait la PS5 à sa sortie, et c'est toujours bon à voir un studio l'exploiter à fond.

Saros vs Returnal : est-ce qu'on tient la suite spirituelle ?

Les previews qui sont tombées ces dernières semaines (Game Informer, GamesRadar, WellPlayed) convergent toutes sur un point : Saros, c'est clairement Returnal 2 en tout sauf le nom. Même ADN, même école de conception, même violence dans les affrontements. Mais avec des concessions intelligentes qui rendent le jeu plus accessible sans trahir son identité.

On retrouve le gameplay bullet hell qui avait fait la réputation du studio, avec des ennemis qui balancent des vagues de projectiles et de rayons lumineux qu'il faut esquiver au millimètre. Le rythme est nerveux, les patterns demandent de l'observation, et la mort arrive vite quand on se laisse submerger.

Ce qui change, c'est surtout la structure. Là où Returnal t'envoyait tout perdre à chaque mort (sauf quelques objets persistants), Saros construit une progression plus douce. C'est Hades 2 sur PS5 et Xbox qui vient à l'esprit comme comparaison la plus évidente : tu meurs, tu reviens, tu es un peu plus fort, tu retentes.

Pour ceux qui avaient abandonné Returnal au bout de quatre heures, Saros vaut clairement le coup d'œil. Pour les vétérans, la promesse d'un challenge toujours présent mais mieux rythmé devrait faire mouche aussi.

Quand sort Saros et combien ça coûte ?

Alors, accroche-toi : le jeu a été reporté du 20 mars au 30 avril 2026. Housemarque a préféré prendre six semaines de plus pour peaufiner l'expérience, décision saluée par la plupart des observateurs compte tenu de l'ambition du projet.

Pour ceux qui veulent goûter au jeu en avant-première, la Digital Deluxe Edition donne accès au jeu dès le 28 avril, soit 48 heures avant tout le monde. Elle inclut aussi des tenues hommage qui font très plaisir aux fans de PlayStation : une combi Returnal, une God of War, et une Ghost of Yotei. Bon goût.

La précommande, quelle que soit l'édition, débloque l'armure Hands of Shore. Si tu prends la version physique standard, tu peux passer en Deluxe via un upgrade séparé après achat, ce qui est plutôt rare et appréciable.

Saros coûte entre 79,99 et 99,99 euros selon l'édition, ce qui en fait l'un des jeux PS5 les plus chers de l'année. C'est le prix du AAA Sony en 2026, mais Housemarque va devoir convaincre qu'on en a pour son argent.

Et ensuite ? Les autres gros morceaux d'avril 2026

Saros arrive dans un mois déjà bien chargé. Pragmata de Capcom est sorti le 16 avril et occupe déjà pas mal de joueurs PS5. Starfield a enfin atterri sur la console de Sony début avril, après sa longue carrière Xbox. Et pour ceux qui veulent de la gratuité, le PS Plus d'avril 2026 a lâché Lords of the Fallen, Tomb Raider et SAO.

Le 30 avril s'annonce donc comme une date à marquer sur le calendrier. Le studio a livré Returnal et Resogun sans faux pas, et Saros coche pour l'instant pas mal de bonnes cases : univers intrigant, gameplay signé maison, progression repensée, techno PS5 Pro poussée à fond.

Tu comptes sauter dessus dès la sortie ou attendre les premiers tests ? On se retrouve sur jeuxvideonews.fr pour notre avis complet dès la levée d'embargo.